Lou Ros : « Abri », un Solo Show immersif chez Romero Paprocki

Rencontre avec l’artiste Lou Ros, à l’occasion de son Solo Show au sein de la galerie parisienne Romero Paprocki, un show immersif où la nature s’expose et s’impose malgré les représailles… découverte.

Via luxe.net par Sarah Heitzmann


Présentation ?

Je m’appelle Lou Ros, j’ai 39 ans, je fais principalement de la peinture mais je travaille également sur plusieurs médiums, dont certains nouveaux notamment au sein de mon Solo Show « Abri », chez Romero Paprocki.

Quelle est l’ambition première derrière « Abri » ? 

Je tenais à regrouper tout ce que j’aime créer et ce via plusieurs branches. C’est pour cela que l’on peut apercevoir des dessins, de la céramique, et même des installations n’étant elles pas à vendre mais qui viennent communiquer avec les oeuvres environnantes. C’est la première fois que j’ai pu réaliser un combo rassemblant tous ces médiums.

La nature semble primordiale au cœur de votre travail, comment travaillez-vous un tel effet ? 

Ce rapport à la nature, je l’ai eu très tôt : petit je voulais devenir ornithologue. Lorsque j’ai commencé la peinture, j’aimais l’image mais pas forcément le fond et la forme qui correspondait. Je cherchais ce sujet sur lequel je pouvais communiquer et ce, assez simplement mais aussi fortement, me reconcentrer sur ce que j’aimais vraiment, sur un univers auquel j’étais proche. Pour moi, c’était d’abord les oiseaux, que j’admirais beaucoup petit -et toujours aujourd’hui d’ailleurs- puis la nature, que l’on oublie un peu trop depuis quelque temps…

Pouvez-vous nous décrire votre processus créatif ? 

Concernant les grands paysages, je vais partir d’une couleur, telle qu’une couleur d’horizon, de rivage, de montagne ou même d’arbre puis je commence à faire des applats sur une toile, souvent avec du pastel afin de définir une composition. Cela n’apparait pas de manière stricte, comme on peut le voir sur certains de mes dessins où l’on peut apercevoir des couches mais on ne comprends pas vraiment ce qui est mer ou terre. C’est après que tout peut changer : ce qui était horizon peut devenir nuage… rien n’est préalablement définit.

Concernant les oiseaux, c’est différent. J’essaie de partir d’une forme figurative puis de ramener l’abstraction des paysages dans une forme déjà existante, ce qui est un autre processus. Je cherche à représenter des oiseaux en voie de disparition. Souvent je vais tenter de retrouver des formes de becs, de plumages, de griffes afin d’essayer de retrouver ce rendu. Un processus différent mais en peinture, on retrouve ces techniques de recouvrement et ces changements. Rien n’a été conçu par avance, je ne sais pas exactement ce que je vais faire avant de peindre.

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